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Tradition et création, découverte et renaissance du répertoire ne doivent pas s’opposer. Nous défendons ce point de vue, d’une vision large qui, nourrie dans le répertoire, renforce notre investissement au côté des créateurs contemporains, dans une approche multiple tendue vers la qualité.

 

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Brahms, Debussy, Stravinsky, Schönberg, Messiaen, Feldman, Korngold, von Bingen, Oestvolskaya, Bach, Schöllhorn, Ligeti & BartoK

Au automne de cette année, Het Collectief compte présenter un éventail de concerts difficiles à grouper sous le même commun dénominateur. 

 


PIERROT A AMSTERDAM

Ce programme comprend deux chefs-d’œuvre d’Arnold Schoenberg, ‘La nuit transfigurée’ et ‘Pierrot Lunaire‘. Les deux pièces renvoient à une source littéraire et convergent à attribuer à la lune des forces magiques et troublantes. Le poème ‘La nuit transfigurée’ de Richard Dehmel est une évocation poétique d’un dialogue, dans lequel une femme avoue à son amant qu’elle attend un enfant d’un autre homme. Dans la Vienne de la fin-de-siècle, de tels thèmes, faisant allusion à la théorie freudienne d’Eros et Thanatos, étaient très à la mode. Le ‘poème symphonique’ de Schoenberg, composé initialement pour sextuor à cordes, sera interprété par Het Collectief dans la version haute en couleur pour piano, violon et violoncelle de son étudiant Eduard Steuermann. ‘Pierrot Lunaire’ est basé sur les poèmes symbolistes du Belge Albert Giraud, avec un Pierrot lunatique dans le rôle principal. La traduction allemande très réussie d’Otto Erich Hartleben inspira Schoenberg à écrire ce chef d’œuvre hallucinant. L’énorme éclat que cette composition provoqua et continue à provoquer s’explique non seulement par l’introduction du fameux ‘Sprechgesang’ (chant parlé), mais également par la fusion sensuelle du texte et de la musique.

jeu 21 septembre # 't IJ Amsterdam


BARTOK SONATE POUR 2 PIANOS ET PERCUSSION

Pour les admirateurs declarés de Bartok, Het Collectief a rassemblé un programme avec trois oeuvres de sa période la plus créatrice à la fin des années ’30. Chacune de ces oeuvres se caractérise par sa forme et son contenu bien à elle. Avec les combinaisons instrumentales les plus audacieuses, Bartok crée un monde sonore dans lequel tout semble possible: construire avec un seul violon une oeuvre telle une cathédrale, faire chanter les instruments à percussion comme un piano, inviter un violoniste virtuose et un clarinettiste de jazz à organiser une petite fête ensemble.

sam 23 septembre # festival der Voorkempen Schilde


JANACEK, BERG, FURRER & BRAHMS

Dans sa vieillesse, ayant abandonné la création musicale presque totalement, Johannes Brahms rencontra le clarinettiste Richard Mühlfeld et fut si impressionné par le raffinement de son jeu que presqu’au moment même il retourna à sa table de travail  pour composer son inégalé ‘Trio pour clarinette, violoncelle et piano’. Coincidence ou non: exactement cent ans après, le compositeur viennois Beat Furrer propose une oeuvre ayant exactement la même distribution que la pièce de Brahms. D’ici là, le temps ne s’est pas arrêté..

dim 24 septembre # Kasteel Cortewalle Beveren-Waas


CRIPPLED SYMMETRY

Morton Feldman (1926-1987) passe pour une des figures les plus hautes en couleur de l’avant-garde américaine des années soixante du siècle précédent. Il créa un style original et reconnaissable, dans lequel des événements musicaux en apparence arbitraires et fréquemment minimalistes se succèdent dans un mouvement ralenti, souvent effilé à l’extrême. L’effet sur l’auditeur est de relever son niveau de conscience, de façon à rendre le temps et l’espace plus tangibles.

Dans ‘Crippled Symmetry’ un ‘trip’ musical hallucinant d’au moins quatre-vingt-dix minutes, Morton Feldman crée un univers dans lequel trois musiciens jouent au même tempo une partition méticuleusement élaborée, encore que le compositeur demande de ne pas synchroniser les parties. Cette expérience révolutionnaire résulte en la création d’un monde sonore dans lequel s’entremêlent, accidentellement ou non, les couleurs vives de la flûte, du célesta, du piano, du vibraphone et du glockenspiel.

sam 14 octobre # Espace Senghor Etterbeek


TRANSIT

En 2010, le compositeur anversois Bram Van Camp créa  son oeuvre ‘Music for 3 Instruments’. La même distribution (violon, clarinette et piano) avait déjà été choisie par Bartok dans ‘Contrastes’.  Dans la pièce de Van Camp, on entend les instruments qui montent leur couleur et caractère les uns contre les autres sans le moindre gêne. Néanmoins, Van Camp prend position contre cette  combinaison. Il essaie précisément de créer un discours en explorant les points de tangence entre les instruments.

‘AER’,  trio composé par Beat Furrer, compositeur autrichien, montre ce qui est la base du son de la clarinette: de l’air. Furrer fait tourbillonner la clarinette  avec virtuosité entre respiration, air et son. Le violoncelle et le piano essaient d’endiguer cette violence. Ce n’est pas un hasard que l’oeuvre  fut composée en 1991: la composition était un hommage à Johannes Brahms, qui avait écrit son fameux ‘Trio pour clarinette opus 114’en 1891.

Ce qui éveille le plus notre curiosité, c’est la nouvelle composition de Rob Zuidam. November Music Festival avait commissionné le compositeur d’écrire une oeuvre pour Het Collectief et soprano. La jeune soprano Katrien Baerts, qui avait déjà joué le rôle principal dans la pièce de Zuidam ‘Suster Bertken’, accompagnera les messieurs du Het Collectief dans cette création mondiale.

sam 21 octobre # TRANSIT Festival Leuven


HET COLLECTIEF PART 1/2 - A ROAD MOVIE # 2016


HET COLLECTIEF PART 2/2 - A TALK WITH # 2016

Avec les chanteuses de Psallentes, Het Collectief organise une rencontre promettant d’être remarquable dans le sens qu’elle enjambe neuf siècles d’histoire de la musique. On a constaté qu’une sage mystique allemande du onzième siècle, Hildegard von Bingen, et une compositrice russe du vingtième siècle, Galina Ustvolskaya,  ont écrit de la musique inspirée par la même nécessité intérieure.  La confrontation des mélismes extrêmement virtuoses et agiles de Von Bingen avec le style excessif d’Ustvolskaya amène à créer  un monde sonore totalement nouveau et surprenant.


CRIPPLED SYMMETRY

Morton Feldman (1926-1987) passe pour une des figures les plus hautes en couleur de l’avant-garde américaine des années soixante du siècle précédent. Il créa un style original et reconnaissable, dans lequel des événements musicaux en apparence arbitraires et fréquemment minimalistes se succèdent dans un mouvement ralenti, souvent effilé à l’extrême. L’effet sur l’auditeur est de relever son niveau de conscience, de façon à rendre le temps et l’espace plus tangibles. Dans ‘Crippled Symmetry’ un ‘trip’ musical hallucinant d’au moins quatre-vingt-dix minutes, Morton Feldman crée un univers dans lequel trois musiciens jouent au même tempo une partition méticuleusement élaborée, encore que le compositeur demande de ne pas synchroniser les parties. Cette expérience révolutionnaire résulte en la création d’un monde sonore dans lequel s’entremêlent, accidentellement ou non, les couleurs vives de la flûte, du célesta, du piano, du vibraphone et du glockenspiel. La musique sera accompagnée d’images interactives du vidéaste Klaas Verpoest.


PARCOURS CONCERT KAGEL: SANS COMPLEXE ET HUMORISTIQUE

Le compositeur Mauricio Kagel est connu pour son sens aigu de l’humour, ses idées pétillantes et l’audace de bouleverser les conventions dans sa musique. Stücke der Windrose n’y fait pas exception. Les références musicales à la couleur locale, aux clichés et même des éléments parfaitement kitsch sont associées sans complexe à un matériau aux sonorités « modernes ». Cette musique, écrite avec imagination et un humour relatif, invite l’auditeur à expérimenter cette même fantaisie et cette même légèreté. Il en va de même pour Kantrimusik, qui pourrait être la Pastorale de Kagel, avec un orage, des chants d’oiseaux, des chevaux qui galopent et de la musique populaire. Mais, comme il est d’usage dans l’œuvre de Kagel, les pièces ne sont jamais purement illustratives : l’œuvre explore, parodie et commente les divers aspects de la pastorale ; Kagel invente même la « musique populaire traditionnelle ». Au cours de cette soirée, un sourire apparaîtra plus d’une fois sur votre visage. Et c’est bien ce qu’avait en tête Kagel! Kagel plus est un projet en collaboration avec LENsemble, Jauna Muzika, Vykintas Baltakas en Oskaras Korsunovas.


MARTINU, SCHULHOFF, JANACEK

Vers la fin de sa vie,  charmé par la richesse des timbres de la clarinette,  Johannes Brahms ajouta quelques chefs d’oeuvre  inégalés à son répertoire de  pièces pour musique de chambre,  à ce moment déjà fort étendu.  Dans d’autres régions de l’Europe centrale, une tradition de musique de chambre d’une richesse comparable  venait de naître,  bâtie - quant à elle - sur un mélange  subtil de folklore et de modernité.  En Tchéquie,  la génération de Dvorák et Smetana  fut relayée, parmi d’autres,  par Leos Janáçek,  dont le tempérament  impulsif colorait le style romantique d’une touche expressioniste. Mais aussi Bohuslav Martinù,  qui prenait son plus grand plaisir à nier les conventions,  contribua avec son lyrisme frais à l’épanouissement de la musique de chambre tchèque.  Finalement,  quant à Erwin  Schulhoff, son idéal était de donner à la musique classique une place dans la vie quotidienne.  Sa création  d’une symbiose limpide entre jazz,  folk et musique classique connut une fin abrupte par sa mort au camp de concentration de Wülzburg...


PIERROT

‘Pierrot Lunaire’ est basé sur les poèmes symbolistes du Belge Albert Giraud, avec un Pierrot lunatique dans le rôle principal. La traduction allemande très réussie d’Otto Erich Hartleben inspira Schoenberg à écrire ce chef d’œuvre hallucinant. L’énorme éclat, que cette composition provoqua et continue à provoquer, s’explique non seulement par l’introduction du fameux ‘Sprechgesang’ (chant parlé), mais également par la fusion sensuelle du texte et de la musique.


12x12, UN ZODIAQUE MUSICAL

Deux ensembles contrastants se réunissent ici pour un concert sur le thème du zodiaque. Het Collectief interprète Tierkreis (1974) de Karlheinz Stockhausen tandis que La Capilla propose de la musique du quatorzième siècle. ‘Tierkreis’ est un ensemble de douze petites mélodies illustrant chacune les caractéristiques propres d’un signe du zodiaque. La version originale est composée de douze boîtes à musique jouant ces mélodies. Mais Stockhausen en a également écrit plusieurs versions de musique de chambre. Elles sont toutes d'une simplicité harmonieuse plutôt inattendue de la part d'un avant-gardiste aussi radical ... La Capilla a farfouillé dans la musique surprenante de l'Ars Nova et de l’Ars Subtilior et a trouvé ainsi une réponse toujours reconnaissable et universelle au phénomène du ‘Zodiaque’.


FOLK

Vers la fin de sa vie, Leos Janaçek trouve son inspiration de plus en plus souvent dans le monde des enfants. C‘est ce qui ressort de son ‘Concertino’ (1925), un concerto en miniature pour piano, dans lequel folklore et modernisme s’entrelacent dans la création d’une série de tableaux assez naïfs du monde des animaux. De même dans Rikadla’ (1925), Janaçek joue la carte de la nostalgie. Il s’agit ici d’un recueil de poésies moraviennes absurdistes pour enfants, chantées ici par la jeune soprano allemande Mirella Hagen, qui s’accompagne pour l’occasion sur un petit tambour ... Tout comme Janaçek, le compositeur hongrois Béla Bartók tentait de marier folklore et styles musicaux modernes. Dans ‘Contrastes’ (1938) par exemple, l’influence du jazz est évidente. Il est bien connu que Bartók a écrit ce trio pour deux de ses meilleurs amis: son compatriote et violoniste de renom Joseph Szigeti et le clarinettiste de jazz américain Benny Goodman. Le ‘Trio pour cor’ de Ligeti nous amène encore un pas plus loin. En créant, à sa façon légèrement ironique, une synthèse de musique baroque, de Brahms et de musique populaire de l’Europe Centrale, Ligeti a inventé un son d’avant-garde nouveau et rafraîchissant.


Rikadla CD

Disponible sur disque: une pièce de collection pour  tout mélomane. Commandez votre exemplaire dès aujourd’hui via info@hetcollectief.be (€20 frais postaux pour la Belgique inclus).


retro

Cela fait à peine quelques  semaines que la nouvelle saison 2015-2016 a commencé et déjà Het Collectief  s’est enrichi de quelques nouvelles expériences. A Liège, on a regalé le public des ‘Nuits de septembre’ d’une ‘Offrande musicale’ de Bach très ‘warholienne’. Et à Leuven,  on a ouvert le ‘Novecento Festival’ en parténariat avec le Collegium Vocale Gent. A Nicosie (Chypre), on a fait la connaissance d’un petit groupe choisi de compositeurs lors de notre concert très apprécié pour la Fondation Pharos. Notre passage nous a valu une nouvelle invitation pour l’année prochaine.


transit

Avec un souvenir tout frais de notre soirée Janaçek  au festival Novecento, on s’apprête à TRANSIT, l’autre versant  du Festival de Flandre à Leuven. Sur cette terre d’asile pour la musique ultra nouvelle,  nous allons présenter une nouvelle oeuvre de Vykintas Baltakas, portant le titre très suggestif ‘Smokey Arnold’. Apparemment, c’est la musique d’Arnold Schoenberg qui a inspiré le compositeur à écrire cette joyeuse pastiche. Avec ‘Fluxus-static friction’ de Frederic D’haene,  on atterrit  dans un tout autre monde, dans lequel des impulsions méditatives et frénétiques essaient de se tenir en équilibre.


BRATISLAVA

Le Festival Melos Ethos à Bratislava  nous a invités à participer à une soirée consacrée entièrement  à la musique contemporaine.  Le public slovaque  sera invité à écouter la musique de l’anversois Bram Van Camp et du louvaniste  lituanien Vykintas Baltakas. Avec la compositrice estonienne Helena Tulve,  on poursuivra notre exploration de la musique des pays baltes.  Quant à la scène musicale contemporaine en Slovaquie, c’est la musique spectrale de Viera Janarcekova  qui nous y introduira.


METZ

Pour la toute première fois, Het Collectief sera l’invité de L’Arsenal à Metz. La décision de consacrer le programme entièrement à la Seconde Guerre Mondiale n’a pas été prise légèrement. En effet, les cantates de Hanns Eisler, interprétées ici par Liesbeth Devos, donnaient une voix à la résistance antifasciste durant les années ‘30. Erwin Schulhoff, compositeur de la musique dite ‘entartete Musik’ (musique dégénérée), mourut au camp de concentration de Wülzburg.  Mais sans aucun doute l’oeuvre la plus iconique de cette époque fut créée par Olivier Messiaen. Prisonnier de guerre français en Silésie, ce  croyant convaincu y créa son apocalyptique ‘Quatuor pour la fin du temps’.


BRAHMS & CIE A LA Bijloke

Prenant une des dernières oeuvres de Johannes Brahms comme point de départ, Het Collectief passe en revue cent années de musique de chambre européenne. Il est assez surprenant que l’oeuvre de ce vieux romantique quelque peu pondéré ait inspiré aussi de jeunes avant-gardistes tels Arnold Schoenberg à écrire des compositions comme la première ‘Kammersymphonie’ (Symphonie de chambre).  En 1906, ce morceau impétueux, d’un romantisme poussé et disloquant, secoua toute l’esthétique musicale occidentale. Quant aux musiciens des générations  suivantes,  eux non plus ne se sont pas détournés de Brahms. Ainsi, le hongrois György Ligeti  composa en 1982 un trio pour cor en l’honneur du maître,  une oeuvre dans laquelle tradition et modernité se joignent de façon légèrement ironique.  


TOURNEE BERG & ZEMLINSKY LIEDER

C’est dans les années vingt du siècle précédent qu’Arnold Schoenberg, assisté par ses disciples Alban Berg et AntonWebern, créa le ‘Verein für musikalische Privataufführungen’ (‘Société d’exécutions musicales privées’). Adoptant une programmation d’oeuvres récentes qui avaient été écartées des podiums officiels, cette société se mit consciemment à l’écart de la vie de concert officielle et conservatrice. Comme le ‘Verein’ n’avait pas d’orchestre à sa disposition, bien des compositeurs de l’époque ont écrit des arrangements pour petits ensembles. Même aujourd’hui, on trouve des transcriptions témoignant d’un esprit comparable. Ainsi, l’éminence grise de la nouvelle musique, Reinbert de Leeuw, a écrit récemment des adaptations de compositions de Berg, Webern et Zemlinsky. C’est avec cette musique que Het Collectief retourne à une époque particulièrement intéressante: la Seconde école de Vienne, déchirée entre nostalgie du romantisme du dix-neuvième siècle et poussée inéluctable de la modernité.


POUR LES LEVE –TOT

En décembre, Het Collectief jouera quelques concerts apéritifs le dimanche matin.

A Jette, nous jouerons le ‘Quatuor pour la fin du temps’: une vision apocalyptique écrite  par Olivier Messiaen en 1941, alors prisonnier de guerre en Allemagne. Dans cette pièce, le compositeur exprime de façon transcendante sa foi catholique en créant, par le biais de techniques de composition très ingénieuses, une traduction musicale de la notion d’éternité.

C-mine à Genk se veut romantique avec la musique riche en couleur d’un Johannes Brahms en pleine maturité  et avec la clarinette dans un rôle de premier plan.  Soyez les bienvenu(e)s!